La Maison René-Richard, située en plein cœur de Baie-Saint-Paul, est un bâtiment historique remarquable.

Par Serge Gauthier, Ph.D.

Président de la Société d’histoire de Charlevoix

Construite en 1852, cette maison appartient à la famille Cimon depuis 1881. À cette époque, les Cimon sont des agriculteurs.

Dès 1882, les Cimon ouvrent leur maison aux artistes en leur offrant chambres et pensions. Ils reçoivent ainsi bientôt les plus grands artistes canadiens en visite à Baie-Saint-Paul.

En fait, dès le début du 20e siècle, Baie-Saint-Paul est déjà connu par les artistes paysagistes attirés par la grande nature charlevoisienne. Notre région devient en quelque sorte un véritable « paradis des artistes ».

La famille Cimon héberge ainsi le grand peintre Clarence Gagnon périodiquement entre 1903 et 1920. Le peintre Marc-Aurèle Fortin séjourne aussi chez les Cimon, de même que les peintres A.Y. Jackson et Arthur Lismer, membres du Groupe des Sept.

D’abord trappeur dans le Nord-Ouest canadien, le peintre René Richard né en Suisse en 1895 vient à Baie-Saint-Paul en 1938, suite à une recommandation du peintre Horatio Walker, un résident de l’île d’Orléans.

René Richard séjourne d’abord en pension chez les Cimon puis il épouse une fille de la famille nommée Blanche Cimon en 1942. Dès lors, le peintre produira ses œuvres à Baie-Saint-Paul dans la maison des Cimon qu’il habite durant quarante ans soit jusqu’en 1982, date de décès de ce peintre de grande réputation. De ce fait, on finit par désigner la maison du nom de René Richard.

Classée bien culturel en 1978, la Maison René-Richard a été préservée par Paul-Hubert Cimon (décédé en 2016) et par son amie Shuly Stein depuis le décès du peintre, devenant ainsi un musée ouvert au public.

Toutefois, depuis peu, la Maison René-Richard serait en vente. Il est certain qu’il importe de conserver cette maison pour les générations à venir.

Souhaitons ainsi que les autorités municipales de Baie-Saint-Paul et le Ministère de la Culture du Québec en viennent à assurer la préservation de cette maison si précieuse pour l’histoire artistique de notre région.

 

 

 

 

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