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Journal de Lyne B (#18) : « Venir en aide à la nature est un devoir humain »

Par Pierre Rochette  •  12 Fév 2020 à 00:08  •   •   419 VISIONNEMENTS

photo à la Une Pierre Rochette

Récemment dans sur les réseaux sociaux, j’ai vu passer une histoire véridique sur un animal retrouvé qui a piqué ma curiosité.

Par Lyne Bélanger

L’animal en cause ici est en fait un pygargue à tête blanche communément appelé l’aigle de mer.

À bas âge, il n’est pas rare de le confondre à l’aigle royal ou à un urubu à tête rouge.  On compare cet oiseau de proie comme le plus gros au Canada.

On en compte deux variétés distinctes en Amérique du Nord. Ils se situent davantage dans les états américains. Ceux du Canada se reproduisent surtout en Colombie Britannique.

Celui dont je veux vous entretenir aujourd’hui est celui qui a été retrouvé dernièrement à Thetfort Mines, une ville qui se situe entre Québec et Montréal, plus précisément entre Victoriaville et St-Georges.

Sa nidification d’hivernage peut différer d’une année à l’autre. Je dois vous avouer qu’il a été très rare pour moi d’observer ce bel oiseau dans Charlevoix.

Même à Thetford, je suis surprise de la présence de cet oiseau. Dans les airs, la hauteur de vol de l’oiseau  peut rendre son identification très difficile sans jumelles.

Un soir, un trappeur averti téléphona chez Marcel Gagné et Annie Bilodeau qui était en visite chez lui pour lui demander des conseils. Mes amis sont des chasseurs.

Le trappeur a fait une prise accidentelle dans une de ses installations de trappage dont l’oiseau de proie que je viens de vous décrire à l’instant.

Celui-ci demande de l’aide afin de réussir à dégager l’oiseau sans le blesser. Je tiens à vous préciser ici, que le ministère travaille d’arrache-pied pour éviter que ce genre de situation arrive.

De nouvelles mesures sont toujours en cours des études sur de nouveaux mécanismes pour qu’un animal souffre le moins possible au niveau du trappage et d’éviter de récolter un animal autre que celui dont l’installation a été conçu.

Je peux vous confirmer qu’il y a eu beaucoup d’amélioration. Ce trappeur a vraiment respecté son éthique. Il éprouve un grand respect pour la nature, sinon il n’aurait fait aucun coup de fil pour chercher de l’aide.

En plus, celui-ci visite régulièrement ses installations ce qui lui a permis de constater l’animal en vie.  Il y a des espèces dont il faut faire des déclarations obligatoires.

La première chose à faire a été effectué, c’est-à-dire d’avertir les agents de la faune à tout prix de la prise accidentelle. La période des fêtes et le manque temps de venir à la rescousse de l’animal n’ont pas permis aux agents de la faune du secteur d’intervenir rapidement.  Le trappeur a pris soin de déprendre l’animal et de le mettre dans une cage pour chien pour le transport.

Annie et Marcel se sont donc dirigés vers un refuge pour animaux pour la prise en charge de l’animal. Grâce à l’intervention du trappeur et de mes amis l’animal sera sauvé.

Il possède une vue beaucoup plus développée que l’humain lui permettant de repérer rapidement la nourriture. Son goût et son odorat sont peu développés par contre. Cet animal est considéré comme un charognard opportuniste.

Il se nourrit principalement dont des poissons, d’oiseaux aquatiques de carcasses d’animaux morts. Il chasse parfois ses proies surtout à l’âge adulte. Il dévore des animaux malades et blessés.

Je tiens à vous préciser sur sa consommation de viande d’animaux blessés. Des animaux meurent en raison de maladies et cela n’empêchera pas le pygargue de le consommer même si la viande est non comestible, c’est tout simplement la loi de la nature.

Des tests effectués chez cet animal a prouvé la présence de plomb dans son organisme.  Pour les animaux blessés par projectiles, les chasseurs sont de plus en plus sensibilisés sur leur responsabilité de chercher à récupérer leur gibier.

L’association des conducteurs des chiens de sang du Québec a été crée pour cela. Le nombre de chasseurs utilisant ce service de recherche d’animaux ne cessent de s’accroître.  Grâce au trappeur et de chasseurs responsables, le pygargue a eu droit à de bons soins et il celui-ci pourra de nouveau s’envoler en pleine santé.

 

 

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