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Le journal de Lyne B (#16) : Le déclin de la fourrure, un avenir inquiétant

Par Pierre Rochette  •  17 Jan 2020 à 00:08  •   •   369 VISIONNEMENTS

Commençons par un peu d’histoire… En 1863, la compagnie de la Baie d’Hudson est le plus important gestionnaire de postes de traite des ventes de fourrures dans l’Outaouais.

Par Lyne Bélanger

Avec la compétition des bûcherons et des colons qui ont fait le commerce des fourrures avec les amérindiens.

Avec les nouveaux colons, le commerce du bois a débuté, cette exploitation forestière a détruit graduellement des habitats fauniques des animaux.

Également, les agriculteurs dans l’acquisition de territoires sont venus perturber le commerce des fourrures.

Le nom de la compagnie d’Hudson se nomme (NAFA) North American Fur Actions. C’est la plus vieille société de la vente aux enchères des fourrures en Amérique du Nord.

Actuellement, cette entreprise vit des problèmes financiers. Dernièrement les trappeurs ont reçu une lettre leur annonçant le 31 octobre 2019, que l’industrie a obtenu une protection contre les créanciers de la Cour supérieure de justice de l’Ontario.

Ils n’ont pas eu le choix car il y a eu des problèmes de négociation au niveau des ententes de financement.

Ce qui veut dire qu’il est fort probable qu’il n’y ait pas de vente aux enchères au printemps 2020, ce qui sème beaucoup d’inquiétude pour les trappeurs.

Il va sans dire que les trappeurs vivront les conséquences de cette restructuration dans l’industrie.

En raison de cette crise certains trappeurs n’ont pas été  encore payés pour la vente de leurs fourrures depuis l’an dernier.

Certains pensent que les problèmes de la NAFA seraient reliés à la chute du vison d’élevage.

La NAFA  traite environ un million de fourrure provenant des trappeurs du Canada et des États-Unis.

Les trappeurs s’inquiètent également sur l’implication future des municipalités sur le commerce de ventes des fourrures.

Par exemple, dans l’état de New York… Linda Rosenthal a présenté un projet de loi visant à diminuer la quantité d’animaux abattus dans le commerce de fourrure.

Il y aurait un grand impact sur les emplois et l’économie. Est-ce que d’autres municipalités feront de même?

Parlons du futur du trappage. Le ministre des richesses naturelles permet le trappage pour la gestion des populations.

Aujourd’hui on ne peut pas vivre qu’en vendant des peaux. Le nombre de trappeurs qui vit activement dans le domaine est minime, même comprenant les communautés autochtones.

Le trappeur joue un très grand rôle au niveau de la faune, il permet de détecter tout changement dans la forêt que ce soit par le nombre d’animaux,  mais aussi pour constater des dégâts causés par des bêtes nuisibles.

Il est en mesure de détecter la présence de certaines maladies, le manque d’espace et de nourriture.

Autrefois, le contrôle de la faune était effectué que par les nations autochtones et maintenant, cette pratique est ouverte à tous.

Il faut assurer la pérennité de la pratique du trappage pour les futures générations.  Jadis, la vente des fourrures était une activité assez payante, ce qui motivait davantage les trappeurs et incitait d’autres à le devenir.

La trappe a toujours été une passion qui vient en aide à la faune qui rapporte des sous et qui fait profiter de la nature.

Le déclin du prix des fourrures va démotiver des trappeurs à coût sûr.  Le trappage prend du temps dans sa préparation et ses installations, dans ses visites régulières sans compter les heures dans le dépiautage et l’écorchage et du séchage des peaux pour les ventes à l’encan.

L’information et la sensibilisation sur l’importance de l’exercice du trappage doit continuer de circuler. Il faut prévenir la relève.

Il faut mettre en marche des pistes de solutions pour la survie du trappage.  Est-ce que celle-çi deviendra seulement une action de déprédation auprès de gens importunés?

Pourtant la fourrure est une ressource renouvelable loin du synthétique et de l’utilisation de pétrole.

Avec la déforesterie, les animaux déménagent d’endroits. Avec le manque d’agriculteurs, les forêts poussent près des résidences.

Les animaux se ramassent devant notre porte d’entrée, c’est à se questionner sur l’avenir…

N’hésitez pas à encourager l’industrie de la fourrure achetez  des accessoires, tel des pompons, etc…

 

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