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Trois expositions diversifiées au carrefour culturel Paul-Médéric

Par Pierre Rochette  •  27 Déc 2019 à 00:04  •   •   112 VISIONNEMENTS
Les trois nouvelles expositions qui ont récemment été présentées au carrefour culturel Paul-Médéric à Baie-Saint-Paul seront à l’affiche jusqu’au 8 mars.
Le public a eu la chance de découvrir les expositionset d’échanger avec les artistes Richard Geoffrion (Les nuits des morts), Souky (Les yeux et le cœur vers le monde oriental et occidental) ainsi qu’avec le collectionneur Rosaire Tremblay (Ma classe d’anglais).

*LES YEUX ET LE COEUR VERS LE MONDE ORIENTAL ET OCCIDENTAL de Souky

L’artiste-peintre Souk-Daray (Souky) a présenté aujourd’hui sa première exposition solo.
Immigrante parfaitement intégrée, chef de famille faisant partie de la première génération des “boat people” des années 70-80, ses œuvres parlent d’une pureté ancestrale, mystique qui reflètent les pays de l’Indochine, plus particulièrement de son pays d’origine, le Laos.
Ses toiles sont empreintes d’une grande sensibilité ce qui leur confèrent une beauté unique. L’artiste partage dans ses tableaux, ses rêves, ses visions longtemps enfouies qui baignent dans un univers ensoleillé où se côtoient orient et occident.
Son univers interculturel nous fait découvrir des mères, des femmes et des enfants aux couleurs teintées de nostalgie.
Ses toiles révèlent des images de l’Indochine, la Cochinchine, du Royaume du Siam, ainsi que les affres de la guerre qu’elle a connue.
De ses personnages, en particulier dans leur regard, jailli douceur, humilité, bonté et pardon. De son parcours de résilience, elle arrive à exprimer la joie des bambins, qu’ils soient laotiens ou québécois.
En s’affranchissant du passé par la pensée bouddhiste, aujourd’hui elle est engagée dans des causes pour prévenir la maladie mentale chez les enfants ainsi que pour contrer la violence faite aux femmes issues de communautés précaires d’Asie et d’Afrique. Ces 2 enjeux sont sa véritable source d’inspiration.

*LES NUITS DES MORTS de Richard Geoffrion

L’exposition Les Nuits des Morts prend son origine au Mexique. En 2014-15, l’artiste a séjourné au Michoacán où vivent les indigènes Purépechas et assisté aux célébrations de Día de Muertos.
Cette tradition constitue, avec les festivités de Noël et Pâques, la trilogie des grands événements qui rythment la vie mexicaine et est inscrite au patrimoine culturel de l’UNESCO.
Le 1er novembre, on célèbre le culte de los Angelitos, les enfants décédés au cours de l’année et dont les âmes cherchent leur chemin vers le paradis. Le 2 novembre, c’est au tour des adultes décédés d’être l’objet de cette dévotion. Pendant ces nuits, les familles vont se recueillir sur les tombes et revivre leur deuil en espérant reprendre contact avec l’âme de leurs morts.
Au point de vue technique, travailler de nuit, au froid, sur trépied pour réussir de longues expositions et dans un cimetière achalandé, nous amène aux limites des capacités de la photographie.
Parmi les 7000 clichés réalisés, 33 ont été sélectionnés. Ces photographies mettent en scène les vivants, recueillis devant les sépultures de leurs défunts et nous invitent à reconsidérer la mort comme le grand mystère de la vie.
Dans ces cimetières, il a tenté de se rapprocher au plus près des « vivants », sans déranger leur intimité ni perturber leur recueillement. Dans une époque où le choc des cultures fragmente nos sociétés, il a voulu nous rendre complices de ce rituel mortuaire afin d’atténuer nos différences et de susciter une réflexion.
À travers son regard, il veut transmettre une lecture apaisante du deuil, de la compassion et de la sérénité face au grand mystère de la mort. Il souhaite qu’un tel rapprochement puisse contribuer à nous libérer des entraves de nos conventions funéraires.

*MA CLASSE D’ANGLAIS collection de Rosaire Tremblay

C’est à compter de 1947, que deux professeurs d’anglais de la région de Montréal (Albert Filteau et Charles Villeneuve), s’imposent au Québec au chapitre du marché du matériel scolaire pour l’apprentissage de l’anglais langue seconde et ce jusqu’au début des années soixante.
Leur contribution à la pédagogie s’appuie sur les trois tomes Conversation anglaise à l’aide de l’image publiés par la maison Schola de Montréal.
Leur programme est bâti autour de trois volumes destinés aux élèves, des livres du maître ainsi que des cahiers d’exercices. Les illustrations de chaque leçon qui se trouvent dans le manuel de l’élève sont reproduites sur de grands tableaux que l’enseignant utilise selon le calendrier.
Comme le titre l’indique, la méthode consiste à développer la conversation entre le professeur et l’élève, à l’aide de l’image.
Chaque tableau était conçu pour transporter l’enfant dans un milieu déterminé qui fait appel à son observation, à sa réflexion, à son raisonnement et à son jugement.
Une première série de 12 images datée de 1947 accompagne le premier volume destiné aux élèves de cinquième année. Une deuxième série comprenant 24 images paraît en même temps et avec la même date de copyright.
Cette série couvre de la cinquième à la septième année. Les 12 premières scènes sont identiques à la première série, à quelques variantes près, tandis que les 12 autres réfèrent aux tomes 2 et 3.
Outre la présentation de tous les tableaux et volumes de la série, l’exposition «Ma classe d’anglais » propose aussi une activité auprès des jeunes du primaire.
En effet, l’enseignant à la retraite Ghislain Tremblay, qui a enseigné l’anglais avec le matériel Filteau-Villeneuve, accompagné de Rosaire Tremblay, offriront aux jeunes un retour dans le temps, dans une classe d’anglais des années 50.

 

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