Sur la photo à la Une : François Fortier (enseignant en Génie mécanique), Aymen Sioud (directeur adjoint des études), Sébastien Lessard (enseignant en Génie industriel) et Sébastien Morin (enseignant en Génie mécanique)….photo courtoisie

Le Cégep de Jonquière était heureux de confirmer ce matin son virage vers l’industrie 4.0 en dévoilant ses nouveaux équipements interconnectés et robotisés dans ses installations en Génie mécanique.

Par Sabrina Potvin

L’acquisition de trois nouveaux appareils, nécessitant un investissement de près de 600 000 $, permettra aux étudiantes et aux étudiants d’acquérir des connaissances sur les procédés et les méthodes de production de ces équipements de haute technologie, de plus en plus présents dans l’industrie.

Combinés ensemble, ces trois équipements sont en mesure de recréer une grande variété de tâches réalisées dans un contexte industriel. La cellule flexible de production 4.0 comprend un robot mobile autonome, une machine-outil à commande numérique et un scan 3D de contrôle.

Les étudiantes et les étudiants seront donc en mesure d’apprendre à organiser l’opération de ce type d’équipement de production de pièces mécaniques pour différents secteurs industriels.

« Dans une usine de production de pièces, par exemple, le robot serait en mesure d’aller chercher une pièce de matière première brut et de l’amener à l’unité de production qui produira la pièce. Ensuite, la pièce serait récupérée à nouveau par le robot qui va la conduire au scan de contrôle pour évaluer le travail de la cellule. Si le travail n’est pas bien fait, des indications seront transmises à la technicienne ou au technicien pour corriger des éléments dans la production », souligne Sébastien Morin, coresponsable de la coordination départementale en Génie mécanique.

L’arrivée de cette cellule flexible de production, est une occasion unique pour les étudiantes et les étudiants d’apprendre avec de réels équipements qui se retrouvent sur le marché du travail en ce moment et qui viennent répondre, en partie, à la pénurie de main-d’œuvre :

« Nos relations étroites avec l’industrie permettent d’améliorer nos installations et d’adapter la pédagogie selon les besoins actuels du marché du travail et de suivre les tendances, précise Sébastien Morin. L’arrivée de ces technologies et l’avènement de l’industrie 4.0 enrichit la tâche et le rôle de nos diplômées et diplômés qui peuvent travailler davantage en gestion. On verra donc des techniciennes et technicien dans les usines, mais en supervision des appareils robotisés. »

L’arrivée de ces nouveaux équipements bénéficiera également à d’autres programmes. Par exemple, en Génie industriel, il serait possible de réaliser un aménagement pour optimiser l’espace et les déplacements, d’exercer le contrôle de la qualité des pièces finies en temps réel ou encore de faire des analyses de méthode pour diminuer le gaspillage et ainsi optimiser le plus possible l’efficacité de la cellule.

En Automatisation et contrôle (Génie électrique), les équipements pourraient permettre aux étudiantes et étudiants de programmer les robots :

« Cette nouvelle cellule flexible de production 4.0 est un bel exemple du type de projets interdisciplinaires que nous pourrons mener dans les prochaines années. Nous sommes très fiers de voir que de tels projets permettent de recréer exactement les interrelations qu’ont les techniciennes et les techniciens dans l’industrie, peu importe leur domaine d’études. C’est enrichissant et valorisant autant pour le personnel enseignant que la relève que nous formons », souligne Aymen Sioud, directeur adjoint des études au Cégep de Jonquière.

Un investissement de 250 000 $ dans l’équipement de formation a été octroyé au Cégep de Jonquière dans le cadre du programme du Sceau rouge au Québec pour permettre aux établissements d’enseignement de former les personnes à l’utilisation des nouvelles technologies et ainsi répondre aux normes de l’industrie.

La cellule flexible de production 4.0 sera mise en service officiellement à l’automne 2023 pour l’arrivée de la prochaine cohorte.

Déjà, d’autres avenues sont explorées pour les prochaines années et d’autres équipements pourraient venir se greffer aux appareils déjà en place, afin de recréer encore davantage l’environnement d’une usine.

 

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