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Le journal de Lyne B (#9) : Une belle richesse dans nos rivières !

Par Pierre Rochette  •  9 Août 2019 à 00:08  •   •   238 VISIONNEMENTS

Nous avons de quoi être fiers de nos rivières dans Charlevoix! La rivière du gouffre qui se situe dans l’ouest et la rivière Malbaie qui se situe dans l’est de Charlevoix, comporte un poisson digne de ce nom le saumon d’Atlantique.

La pêche sportive pour le saumon est une grande source de revenu pour notre compté accueillant des milliers de pêcheurs venant un peu de partout à travers le Québec, au Canada et même de d’autres pays.

Il est important d’assurer sa pérennité dans nos rivières non seulement pour sa rentrée monétaire mais pour toutes ses vertus bénéfiques dans  la consommation humaine et pour son respect pour lui et sa survie.

Le saumon apporte de belles émotions fortes aux nombreux pêcheurs, surtout quand celui-ci est accroché à la ligne et que le combat débute.

Le bon ferrage amène une satisfaction et une grande fierté chez les adeptes.

Ses sauts spectaculaires allant jusqu’à 12 pieds hors de l’eau va provoquer beaucoup de stupéfaction et de frissons également.  Mais quand on parle de saumon, on parle de quoi?

Dans les traditions celtes, on disait que manger du saumon apportait un savoir suprême.

Pendant des siècles, il était une grande source de nourriture de revenus et de loisir. Il fut utilisé comme fertilisant pour les champs d’agriculture.

Le cycle de ce poisson est très particulier. Avant qu’il porte le nom saumon à l’âge adulte, celui-ci était un alevin (qui provient de l’intestin) va éclore des oeufs oranges de la grosseur d’un pois qui seront déposé l’automne dans les graviers.

Lorsqu’il n’y a plus de nourriture dans le garde-manger, il va se nourrir d’organismes microscopiques. Quand celui-ci mesurera environ 8 cm, il deviendra un tacon.

À cette période, il vivra de 2 à 6 ans dans la rivière selon la température de l’eau et de la présence de nourriture (comme les crustacés).

Il doit toujours lutter pour sa survie. Les proies sont nombreuses (poissons de plus grande tailles, loutres, ours, oiseaux, harles).

Entre 10 et 24 cm, le tacon deviendra un saumoneau. Il va se transformer au printemps avant de se diriger dans l’eau salée afin d’être mieux camouflé des éventuels prédateurs.

Le saumon qui vit en mer pendant un an sera baptisé le castillon. Celui qui revient en eau douce après 2 ans, qui pèsera entre 4 et 20 kg deviendra un saumon.

Pendant son parcours entre l’eau salée et l’eau douce, il jeunera pendant une durée approximative de 22 mois. Sa capacité de mémoire lui permettra de revenir dans son milieu natal pour frayer (période de reproduction) Il peut parcourir jusqu’à 4000km sans oublier son lieu natal.

Il  peut circuler à une vitesse de plus de 30 kilomètres à l’heure. Vers la fin de l’automne, la femelle prépare son nid dans le gravier à l’aide de sa queue.

Le mâle vient déposer sa semence et puis voilà le tour est joué. La femelle a la capacité de pondre de 1500 à 1600 œufs par kilo.

Le saumon qui n’a jamais réussi à atteindre l’océan en demeurant dans l’eau douce deviendra une ouananiche.

Ce poisson possède probablement un record de nom dans à travers ses nombreuses transformations biologiques.

Actuellement, il est très important de prêter attention à nos techniques de pêche. La chaleur intense et la hauteur de l’eau en rivière est très diminué.

Avec cet état, il y a de nombreux saumons qui sont blessés sur le dos par les hameçons des pêcheurs. On conseille d’utiliser des mouches sèches pour limiter les blessures sur le dos.

Encore une fois, le respect de la faune est important.

Mon prochain journal portera sur des techniques de pêche en lien avec ce magnifique poisson qui est plus familier pour vous maintenant.

 

 

 

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