La ferme à Rose-Anna tiendra, cinq fois cet été, des journées de célébration du patrimoine vivant. Ces rendez-vous auront lieu les 12 et 26 juillet, ainsi que les 2, 16 et 30 août 2025.
Par Guillaume Couture
Emblématique de Charlevoix, la ferme poursuit son mandat d’être un lieu privilégié de transmission où des porteurs de traditions partagent leurs savoir-faire avec le public : filage, travail du bois, fabrication de savon, musique et danses traditionnelles rythmeront ces journées à la fois festives et ancrées dans l’histoire.
Les porteurs de traditions sont au coeur de la démarche de la ferme à Rose-Anna. Artisans, musiciens, fabricants de savon ou travailleurs de bois, ils incarnent une mémoire partagée.
Leur présence sur le site ne se limite pas à la démonstration. Elle invite au dialogue, à la transmission, et à la redécouverte de savoir-faire qui ont façonné la vie quotidienne d’autrefois.
En venant à leur rencontre, les visiteurs assistent à bien plus qu’un spectacle : ils participent à un échange entre gestes anciens et démarche contemporaine.
Les bâtiments de la ferme ont bénéficié d’une importante mise à niveau l’été dernier, améliorant considérablement l’accueil du public tout en permettant une meilleure mise en valeur du patrimoine.
Même si les infrastructures sanitaires et électriques restent encore à développer pour pouvoir permettre une ouverture quotidienne, cette réhabilitation ouvre une véritable fenêtre sur la vie rurale au 19e siècle en offrant des espaces adaptés à la diffusion des savoirs liés aux traditions agricoles, aux pratiques domestiques et à l’organisation du travail à la campagne.
La maison de Rose-Anna, sauvée de la dégradation, accueille désormais une exposition consacrée à la série télé culte et à son créateur.
Ce lieu offre un accès privilégié à l’histoire et à son interprétation grâce à la collaboration de Janine Carreaux, épouse et collaboratrice de Pierre Gauvreau et des archives de Radio-Canada.
Le Musée de Charlevoix, les archives de folklore de l’Université Laval, les archive de la ville de Montréal et le fonds Marius Barbeau du Musée canadien de l’histoire ont collaborés à l’iconographie des quinze panneaux d’interprétation qui jalonnent maintenant le parcours des visiteurs.
La participation des porteurs de traditions est rendue possible grâce à la contribution des MRC de Charlevoix et de Charlevoix-Est, via les ententes de développement culturel du gouvernement du Québec.























